L'astrologie

Un article du site www.egyptos.net

L’astrologie naît de l’observation…

Les égyptiens, vivant en contact étroit avec la nature, observaient, bien avant l’invention de l’écriture, les phases de la lune, le mouvement diurne du soleil et les éléments lumineux de la voûte céleste nocturne. Toute la culture de l’Egypte antique en était imprégnée. En effet ils voyaient dans le ciel l’expression d’un ordre supérieur, qu'ils tentèrent durant toute leur histoire d'exprimer dans leur vie de tous les jours (exemple : orientation de leurs temples et tombeaux en direction de telle ou telle étoile).

et devient la source d’un calendrier

Agriculteurs, ils reconnaissent très tôt l’importance des solstices et des équinoxes. La vie dans la vallée du Nil était découpée en 3 saisons rythmées par les crues qui permirent la création d’un calendrier afin de prévoir la succession des activités annuelles. Grâce au cycle des positions solaires, l’année fut découpée en 12 lunaisons qui correspondaient à un chiffre fondamental. La première chronologie au environ de 3000 avant J.-C divisait l’année en 360 jours (+ 5 jours appelés épagomène). Les mois de 30 jours étaient divisés en 3 semaines de 10 jours (les décans). Le jour était divisé en 24 heures inégales, 2 fois 12 heures, diurnes et nocturnes, rattachées à 12 animaux sacrés : chat, chien, serpent, scarabée, âne, lion, bouc, taureau, épervier, singe, ibis, crocodile. Au final, les calendriers étaient peu liés à une observation directe du ciel mais étaient plutôt régis par l’activité propre du Nil.

Astrologie et culte :

L'Egypte pharaonique est avant tout caractérisée par un attachement à ces acquis millénaires qui ont permis la maîtrise du fleuve. Aussi le soleil fut l'objet de vénération dans une région où il ne pleuvait que rarement, surtout en Haute Egypte. Ainsi le culte solaire remonte à la plus haute antiquité tout comme celui d’autres astres comme Sirius (Soped(et)) ou bien encore des constellations comme Orion (Sah).

Astrologie et destin :

L'idée d'une existence céleste prolongeant la vie sur Terre était omniprésente en Egypte. Leur architecture, les illustrations sur les couvercles des sarcophages, sur le plafond des tombeaux, sur leurs parois en témoignent.

En Egypte ancienne, on croyait à l’existence d’un destin inéluctable. On relate qu’à côté de Maât et d’Isis il y a 7 prêtresses, les Hathors qui se penchent sur le berceau d’un nouveau-né pour lui annoncer son destin en présence d’un dieu-scribe. Un très ancien ouvrage de cette astrologie gréco égyptienne est cité sous le nom de « salmeskoiniake ». L’astrologie égyptienne était enseignée uniquement dans les temples et la recherche du destin à la naissance ne concerne que les privilégiés, rois ou prêtres. Les prêtes spécialistes sont appelés horoscopoï (qui signifie ceux qui observent l’heure). Ils furent d’abord chargés de mesurer le temps, puis ils devinrent des astrologues d’état.

Auteur : Nico
Mise en ligne le : samedi 20 août
Dernière mise à jour le : samedi 20 août
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