Le calendrier égyptien

Un article du site www.egyptos.net

Les égyptiens avaient mis au point un calendrier qui, suivant les meilleurs spécialistes en la matière, est assurément le seul calendrier intelligent qui ait jamais existé dans l’histoire humaine.

Description :

Les anciens égyptiens mesuraient le temps comme nous en années, mois, jours, heures. Les années étaient numérotées en années de règne par rapport à l’intronisation du pharaon, et non pas comme nous en partant d’un point zéro.

Calendrier Egyptien

L’année égyptienne était divisée en 12 mois, chacun de 30 jours. Chaque mois était divisé en 3 décades (de 10 jours). Les textes astronomiques subdivisent le ciel nocturne en 30 décans, suivant le lever de constellations à certaines heures de la nuit. Chaque décan représentait une décade dans le calendrier. Les mois étaient regroupés en 3 saisons : AKHET (la crue), à peu près de mi-juillet à mi-novembre ; PERET (le reflux, ou l’hiver), à peu près mi-novembre à mi-mars ; et CHEMOU (la moisson ou peut-être littéralement, les basses eaux), à peu près de mi-mars à mi-juillet, moment où l’on moissonnait les blés.

Les saisons :

Les mois :

Les jours épagomènes :

Pour arriver à 365 jours, on ajoutait 5 jours intercalaires (ou épagomène) après la fin de Chemou ; jours néfastes, ceux-ci étaient considérés comme les anniversaires d’Osiris, de Seth, d’Isis, de Nephtys et d’Horus du 14 au 18 juillet.

Des décalages :

Ce système très simple avait des avantages certains : mois de longueur égale, les semaines chevauchaient ni les mois ni les années. Cependant, le seul grand reproche que l’on puisse faire à ce système calendaire est l’absence d’années bissextiles, qui apparaîtrons seulement à l’époque romaine. Ce manque leur faisait prendre un jour de retard tout les quatre ans. Ainsi le calendrier se décalait progressivement par rapport à l’année naturelle. Le lever de Sirius (Sopdet) ne coïncidait avec le nouvelle An du calendrier que tous les 1460 ans (l’événement est effectivement signalé en 139 de notre ère).

De même, le mois de trente jours ne coïncidait pas avec le cycle naturel de la lune. Beaucoup de fêtes étaient par conséquent, célébrées sur la base de l’observation de la lune plutôt que sur les données du calendrier civil. Le jour, quant à lui, était divisé en 24 heures, soit 12 diurnes et 12 nocturnes. On mesurait le temps au moyen de clepsydres en forme de bol gradué, d’où l’eau tombait en goutte à goutte par un trou.

Comparaison avec notre calendrier :

Pour exprimer une date, on écrivait, par exemple : An 5, 3ème mois de l’Hiver, jour 13. L’erreur des égyptiens a été de ne pas avoir introduit une année bissextile, ce qui par ailleurs a aidé pour suivre la chronologie de leur histoire. Le système, simple et clair, n’en était pas moins supérieur au nôtre, puisqu’il avait l’avantage de ne présenter ni des mois de longueur inégale, ni des semaines chevauchant les mois et les années. Les astronomes de l’époque hellénistique n’ont pas manqué de reconnaître les avantages du calendrier égyptien et l’ont utilisé pour leurs calculs ; il a survécu au Moyen Age et Copernic s’en est encore servi.

N’a-t-on pas emprunté à l’Egypte la division du jour et de la nuit en 24 heures ? Sans doute, dans l’usage courant les heures n’étaient-elles pas de longueur égale ; les 12 heures de soleil et les 12 heures d’obscurité variaient nécessairement selon les saisons ; en été, les heures du jour s’allongeaient, celles de nuit étaient courtes ; en hiver la situation se renversait. Néanmoins l’ « heure égale » était déjà connue. L’astronomie hellénistique la subdivisera en 60 minutes en s’inspirant du système sexagésimal qui, lui, est d’origine babylonienne ; mais elle gardera, et nous à sa suite, le principe égyptien.

Auteur : Nico
Mise en ligne le : samedi 20 août
Dernière mise à jour le : samedi 20 août
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